TOKiMONSTA — Cosmic Intoxication un EP d'abstract hip-hop (qui sort un peu des limites du genre?), coloré, original, franchement sympathique!
Sic Alps — Pleasures and Treasures j'aime le bruit, je n'ai rien contre le lo-fi et la dissonance, mais là franchement ma première impression a été "c'est nul". des embryons de chansons trop courts et qui ne tiennent pas forcément la route, masquées par un son qui donne l'impression que l'album a été enregistré sur une vieille cassette bas de gamme sur laquelle serait passée un trente-trois tonnes... c'est assez pénible franchement. j'ai arrêté mes deux premières écoutes à la troisième piste environ, j'ai juste jeté un coup d'oreille plus loin histoire de voir... et là, surprise, il y a une ou deux pistes qui ont l'air pas mal dans le lot malgré tout (une sorte de pop/rock psychédélique enfouie sous la crasse). de là à continuer...
Expo '70 — Psychic Funeral un très bon mini-album de "space synth kraut drone" (dixit aQ), que j'ai beaucoup écouté ces derniers temps. édité (en 2x3"cdr et 70 exemplaires) par un petit label à Angers du nom de Ruralfaune, qui commence à être apprécié/reconnu un peu partout apparemment..!
Jonathan McHugh & Mark Wastell — Hydriotaphia improvisation électroacoustique avec gong. un bon disque monopiste de 45 minutes, qui manque juste un peu de variété.
Refused — The Shape of Punk to Come une (la?) référence du genre, à ce que j'ai pu lire, et je le crois sans problème. musique à la fois très brutale, inventive et accrocheuse, souvent surprenante et quasi-irréprochable. c'est un peu ce que je recherchais sans le trouver vraiment chez The Dillinger Escape Plan après et sans Mike Patton... en mieux!
(l'album vient de sortir en format "deluxe" d'ailleurs, avec un CD bonus live et un DVD bonus, si ça vous intéresse.)
1) trop bon sondage 2) OUAIS CAUSEZ ZIK LES GENS CAUSEZ POP SURTOUT JE SAIS PAS QUOI ECOUTER DE NEUF 3) J'ai un avis assez partagé sur le Refused, du genre "oui, certes, c'est une référence et sur le principe c'est super de l'avoir fait" mais je me suis dit aussi "ça fait un peu forcé" en gros.
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Oh damn i am so full of love Even Jesus Christ He doesn't love like that
j'ai pas découvert grand'chose en pop ces derniers temps..! (c'est pas un genre que je recherche beaucoup, en même temps.)
"forcé", c'est un adjectif que je vois régulièrement attribué à des trucs que j'écoute, mais c'est rare que je le ressente vraiment... (après si tu parles de la fin de "New Noise" par exemple je comprends )
Ulver — Perdition City je découvre le groupe avec cet album. et c'est pas mal mais je m'attendais à mieux... un groupe de metal qui s'inspire de Coil et s'éloigne complètement de son style d'origine pour faire une "bande de son film imaginaire" à tendances électronique/jazzy/feutrée/expérimentale(?), le tout avec une moyenne de 3.95 sur RYM, c'est le genre de présentation qui m'a fait foncer dessus! mais tout ça sonne trop pop, trop kitsch (les voix!), trop produit même (un comble de dire ça au groupe qui a commis Nattens madrigal, horriblement sous-produit) et manque d'originalité... certaines pistes sont chouettes ('Lost in Moments'), d'autres ratées ('The Future Sound of Music'), d'autres encore seraient bonnes en changeant certains éléments ('Nowhere/Catastrophe', qui me donne envie d'écouter une reprise hypothétique en plus épuré par un autre groupe!). bon j'exagère peut-être, c'est pas un mauvais album, mais face à un Endtroducing... ou à un Dead Cities, auxquels il ressemble un peu par moments, il fait un peu pâle figure.
Scissor Sisters — Night Work cet album-là aussi me déçoit alors que j'en attendais beaucoup. il commence bien pourtant, mais trop de pistes sont faciles et/ou peu accrocheuses, le son du groupe glisse de l'indie à la "variété" avec les albums (la première fois que j'ai entendu le single, 'Fire with Fire', je l'ai carrément arrêté avant la fin)...
Scout Niblett — Kidnapped by Neptune j'aime toujours bien Scout Niblett. cet album-là, je l'ai pris pour ce que j'avais entendu de la piste-titre, mais finalement c'est 'Lullaby for Scout in 10 Years' qui m'a particulièrement accroché! je déprimais un peu quand je l'ai écouté et je ne l'ai pas réécouté depuis, mais même s'il est un peu inégal il me plaît. je préfère The Calcination of Scout Niblett quand même pour le moment.
White Rainbow — New Clouds des longues pistes qui dérivent sur un quart d'heure chacune entre l'ambient et l'indie rock instrumental, avec drones, rythmes et sons chauds; très cool, relaxant et prenant à la fois. les trois premières pistes sont plus réussies que la dernière mais le tout me plaît beaucoup — une bonne découverte!
Quand je fais des petits sets ou que je passe de la musique quelque part, je balance toujours "Lost in Moments" de Ulver. Le sax trop sexuel me fait craquer... Mais c'est vrai que cet album a mal vieilli, la production est un peu trop gonflée. Je ne connais que celui-ci et Blood Inside, qui n' a rien à voir, mais qui est tout autant boursouflé (mais pas mal ceci dit).
Concernant White Rainbow, fonce sur Prism of Eternal Now, je le trouve encore meilleur que celui-ci, je l'ai beaucoup écouté à une période, il est très varié et pas forcément autant tourné "psyché". Adam Forkner a eu plein de bons projets aussi, dont un avec les membres de Landing, Surface of Eceon, une espèce de post-shoegaze étiré et chaleureux.
Cette nuit :
Regenorchester XII - Town Down
Un super groupe de musique semi-improvisée avec au programme : Franz Hautzinger, trompettiste autrichien de jazz contemporain Luc Ex, ex-bassiste de The Ex Christian Fennesz, laptop-guitar-hero Otomo Yoshihide, expérimentateur de l'enfer entre platines et guitares Tony Buck, batteur ingénieux de The Necks, génial trio australien de jazz hypnotique Cette belle brochette nous offre un album semi-improvisé organisé autour de la trompette de Hautzinger qui est dans la filiation directe de Miles Davis (et ce n'est pas un raccourci facile du genre : jazz+trompette=Miles Davis). Il y a donc effectivement quelques instants qui nous ramènent à la période électrique de Miles avec un peu plus de froideur, de groove et de manipulations sonores... L'album n'est pas vraiment homogène, on passe de choses très abstraites à un morceau très typé "rock lourd avec un groove terrible", et quelques instants plus proches de la musique électro-acoustique aussi. Si le disque manque donc d'homogénéité, je trouve en revanche cette collaboration pas mal, même si le mélange n'est pas "unique", chacun s'insère plutôt avec intelligence dans ce mix. Ca donne donc une sorte de fusion contemporaine assez agréable et pas trop pompeuse...
Quand je fais des petits sets ou que je passe de la musique quelque part, je balance toujours "Lost in Moments" de Ulver. Le sax trop sexuel me fait craquer...
j'aime aussi!
Crying Minotaur a écrit:
Concernant White Rainbow, fonce sur Prism of Eternal Now, je le trouve encore meilleur que celui-ci, je l'ai beaucoup écouté à une période, il est très varié et pas forcément autant tourné "psyché". Adam Forkner a eu plein de bons projets aussi, dont un avec les membres de Landing, Surface of Eceon, une espèce de post-shoegaze étiré et chaleureux.
Je suis d'accord avec vous pour Ulver. J'ai beaucoup aimé à une époque, et désormais à part la track dont vous parlez, l'ensemble fait en effet assez daté...
OH du coup j'ai envie de coverdropper un peu mes albums de l'été (enfin du début d'été) :
Avant de venir y habiter, cet album, c'était un peu Paris en été dans mes songes. Maintenant que j'y suis, ça l'est dans mon coeur.
Le meilleur moment de l'album = le meilleur moment de Girls & Boys = le "AvOI" de "Avoiding all woooooork coz there's none available". Ces deux syllabes battent toute la britpop du monde. 5/5 à l'album anywayz même Clover Over Dover est un PEU en dessous.
Le meilleur album de pop pour danser de 2010, jusque là, je pense. L'album du Printemps ? Enfin en tout cas, je continue de danser dessus, de me réveiller avec, de rentrer du boulot en beuglant dans mon crâne DRUNK BOYS DRUNK BOYS DRUNK BOYYYYYS et de me dandiner sur les synthés d'I Can Change.
Outre sa dimension estivale évidente (Fela/Afro-Funk/Afrique/Soleil/Eté/Racisme), c'est le disque que je passe quand j'ai envie de rien mais besoin de musique. Fela ne commence à beugler "Zombie oh Zombie" qu'après une bonne grosse dose de minutes instrumentales pendant lesquelles mon corps s'habitue au concept de bonne humeur, d'entrain (on parle du matin là, j'ai pas le seum en continu hein), et quand fela chante, je chante avec lui et alors la journée commence et mon fion remue.
Il fait chaud et je suis d'humeur Beatles. Mais plutôt que d'écouter les Beatles plutôt qu'écouter Emmit Rhodes plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourd, je me mets Replica Sun Machine de The Shortwave Set, l'album surprise de l'été 2008 qui copiait Lennon de bout en bout avec brio, vous vous en souvenez ? Moi ouais.
En fait je crois que j'avais passé un très bon été 2008, et avec de vraies vacances marquantes et que du coup les albums de cet été-là m'ont vraiment marqué, comme par exemple le dernier Beck, ou l'album de The War on Drugs, et d'autres. Je me souviens de les écouter sur la plage de Biarritz et j'ai le sourire. Cela dit, en 2009, j'avais vécu pareil, mais j'avais pas eu de vacances, et c'était avec un seul album : Bash Hurricane.
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Avant de venir y habiter, cet album, c'était un peu Paris en été dans mes songes. Maintenant que j'y suis, ça l'est dans mon coeur.
c'est du même genre que ses dernières chansons, ou il était sérieux à l'époque? j'ai juste entendu trois chansons récentes de lui, et autant j'aime bien sa débilité assumée, autant j'ai des doutes quant au fait que ça puisse tenir la route sur un album entier...
Xiugazer a écrit:
Le meilleur moment de l'album = le meilleur moment de Girls & Boys = le "AvOI" de "Avoiding all woooooork coz there's none available". Ces deux syllabes battent toute la britpop du monde. 5/5 à l'album anywayz même Clover Over Dover est un PEU en dessous.
ah? j'aime bien Clover Over Dover! mais j'adore surtout Girls & Boys, London Loves et Trouble In The Message Centre. c'est Bad Head, Jubilee et Tracy Jacks que je trouve un peu en dessous, et surtout Bank Holiday et To The End que je trouve carrément lourdes et que je zappe la plupart du temps. je crois que c'est surtout un très bon album dont je n'aime pas une partie des styles en fait...
sinon j'ai bien aimé ces deux disques-là dernièrement:
Pjusk — Sval (ambient)
Karlheinz Stockhausen — Tierkreis (12 Melodien der Sternzeichen) (je découvre Stockhausen; là — comme avec beaucoup d'œuvres classiques et contemporaines — je serais incapable de retrouver une seule mélodie de tête, mais ma première écoute m'a bien plu.)
Concernant Katerine, cet album-là et les autres du début sont un peu plus "sérieux" que les derniers : plus "chanson française" mais vraiment entre guillemets. C'est souvent très très bien écrit, parfois méga drôle (mais pas hardcore), et surtout il est extrêmement doux, ce disque, comme une brise en été dans une rue, qui soulève les jupes des filles et ravive une sorte de nostalgie pour une ville inconnue. (n'importe quoi)
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Soul BrotherMessages: 9167Localisation: Green Cosmos
En gros voilà ce que j'ai écouté avec une grosse partie de la palanquée de trucs que j'ai namedroppé le mois dernier.
Dans la catégorie "nouveaux trucs pipop je développe" :
Elaquent, pour rappel c'est un beatmaker canadien en devenir qui a déjà sorti deux mixtapes gratos et de qualité (avec quelques beats 8bits qui samplent du Sonic dans le tas <3). Bref son album est dans la même veine en plus varié, c'est de la bonne instru qui s'écoute la nuit.
Fonds de tiroir dans la série "groupes de pipop que j'ai zappé", le Hyenas in the Desert est sympa mais oubliable, principalement parce qu'il a vieilli, mais je prends quand même. Le Greenhouse Effect est mieux mais très classique. Le genre d'albums dont je prends la meilleure chanson pour la foutre sur une mixtape, en GROS.
Dans la catégorie "j'ai écouté du rock viteuf viteuf", le nouvel Autolux est sympathique bien que sans réelle surprise. Je m'y attendais. J'ai jeté une oreille sur l'éponyme d'Emitt Rhodes suite à l'article de CE, du plagiat de qualité mais sans éclat particulier. Le dernier album de Menomena m'a plu sans me subjuguer, j'y reviendrais surement pour avoir un jugement plus définitif.
J'ai failli oublié cette découverte toute récente. Je pense que vous aurez surement l'occasion de lire qui est Lloyd Miller (version courte et donc forcement péjorative : jazzman émigré en Iran avec une passion pour la world music) et on connait les Heliocentrics depuis leur album éponyme et la collab' avec Mulatu Astatke. Ca part sur une base de jazz modal pépère avec batterie, basse et piano, et pleins d'instruments exotiques aux sonorités séduisantes (de Bali au moyen-orient, surtout moyen-orient), parfois pas si éloigné de l'éthio-jazz d'Astatke mais souvent moins enclin à autant d'arrangements. Je trouve cet album très "classe" mais je l'ai pas encore assez écouté pour savoir s'il va me plaire longtemps.
Et là tout à l'heure, je suis tombé sur un extrait de ca sur France Musique (ca fait un peu vieux con de le dire comme ca...), et ca m'a intrigué au point de chercher à approfondir. C'est le genre de sons orchestraux que je cherchais depuis ma grosse période Debussy, des œuvres pas trop planplan, avec de la couleur et du mouvement, pas compliquées juste pour l'être mais avec ce qu'il faut de flou artistique. Je sais pas en parler, ceci dit, je suis bien content de trouver un intérêt croissant pour la musique écrite. J'ai débloqué du checkpoint quoi ! \o/
Sheena Ringo/Shiina Ringo/Ringo Shiina/Shéna Ringö/whoever — [une tasse] (pop) je n'aurais jamais écouté cet album si Émilien n'avait pas écrit que c'était bien. et c'est bien. en fait je n'ai rien à rajouter sur ce qu'il a écrit! c'est de la pop chouette qui brasse plein d'influences et qu'on pourrait même qualifier d'expérimentale, et qui n'a pas cette minauderie agaçante que j'associe à bon nombre de musiques pop de ce pays. le fait que l'album soit un palindrome le rend un petit peu plus cool encore.
Flying Lotus — Cosmogramma (électronique/hip-hop instrumental/glitch hop/IDM/???) effectivement, c'est bien aussi, ça! par contre c'est vrai que Flying Lotus ne supporte pas de se répéter plus de 45 secondes, et c'est peut-être la chose que je pourrais reprocher à cet album, ou du moins ce qui le rend difficile à cerner aux premières écoutes — l'album est en métamorphose perpétuelle et au début rien n'accroche parce que rien n'a le temps d'accrocher. cela dit, ça s'améliore largement au fil des écoutes, au bout de deux ou trois j'aime franchement (avec une petite préférence pour les pistes avec des paroles, ...And The World Laughs With You, Satelllliiiiiiiteee, Table Tennis). P.S. 3 pistes bonus (au cas où ça n'ait pas encore été posté). P.P.S. l'artwork est cool.
Richard Chartier — Incidence (électro-acoustique/"microsound"/raster-norton) cet album, c'est en partie l'inverse de Cosmogramma: une longue pièce électro-acoustique de 64 minutes qui progresse lentement, difficile d'accès à cause justement de son minimalisme (même si elle évolue bien plus qu'il n'y paraît au début et qu'elle semble durer moins longtemps que 64 minutes). c'est un beau disque, qui évoque le vide sans l'être, à la fois austère et poétique. sorti chez Raster-Norton, à réserver aux amateurs du genre sans doute (mais tout à fait recommandé si vous en faites partie).
The Second Annual Report of Throbbing Gristle (industriel) j'avais déjà essayé (et pas aimé) 20 Jazz Funk Greats, je retente avec leur premier album. honnêtement, j'aurais lâché l'affaire si le groupe n'avait pas une telle réputation/importance (c'est le groupe qui a inventé l'industriel) et s'il n'y avait pas Peter Christopherson et Genesis P-Orridge dedans. n'empêche. à première écoute, ça sonne fichtrement nul comme album. le "chant" de Genesis P-Orridge sur 'Slug Bait' est un scandale, même pour du P-Orridge (zéro rythme, zéro mélodie, voix enrouée et rien d'autre qui tienne la route), la qualité de l'enregistrement est vraiment mauvaise, et au début tout semble être du bruit aléatoire ou du bruit répétitif. mais c'est un album qu'il faut écouter plusieurs fois, il y a un je-ne-sais-quoi que je n'avais pas trouvé dans 20 Jazz Funk Greats et que je trouve ici qui me pousse à continuer et qui commence à me faire apprécier ce Second Annual Report. une certaine mélodie dans 'Slug Bait - ICA' qui semble presque éthérée, complètement détachée du reste (du bruit et des paroles provocatrices qui semblent présenter plus ou moins le pire de l'humanité), le rythme mine de rien accrocheur dans 'Slug Bait - Live in Southampton' (il y a trois ou quatre versions de Slug Bait et quatre versions de Maggot Death, mais elles n'ont souvent rien à voir les unes avec les autres), le rythme et le refrain de 'Zyklon B Zombie' (dire que les refrains et les titres sont choquants est un euphémisme)... et la synth-pop toute simple et relativement toute gaie de 'United' à la fin, même si c'est une piste bonus (pensez à 'Bubblegum' dans EVOL de Sonic Youth, toutes proportions gardées). après, je trouve toujours que 'After Cease to Exist', la piste-bande-son de 20 minutes au milieu, est naze. ce truc est sorti un mois avant l'album éponyme de Suicide. ça devait être une année sacrément joyeuse, 1977.
Throbbing Gristle — Part Two: The Endless Not (industriel) saut de 30 ans en avant, dont 23 ans de séparation et autres projets (pas des moindres) pour les musiciens du groupe. la différence est très nette, et les influences des autres groupes se sentent; c'est toujours du Throbbing Gristle mais qui s'est clairement ouvert à d'autres sons, d'autres genres, c'est sans doute toujours difficile d'accès mais beaucoup plus varié. un piano quasiment jazz sur la deuxième piste notamment, pensez à Bohren & Der Club of Gore, ou 'Red Queen'/'Ether' de Coil (cet album ressemble à des musiques de Coil par pas mal d'aspects, mais en plus sale, plus industriel, moins lunaire...). plusieurs pistes qui sont en réalité des instrumentaux faits par l'un des quatre membres du groupe. ça n'est pas un album qui a fait ou qui fera autant de vagues que le Second Annual Report mais ça n'est pas plus mal: peu importe le fait d'être radical ou non, c'est un très bon album, original et qui me plaît nettement plus que ce que j'ai entendu d'autre du groupe.
No rankMessages: 474Localisation: Bruxelles, une fois.
Je suis de retour des plaines de festivals divers, d'une maison sans internet, d'un monde en total autarcie ... je peux ENFIN revivre normalement. Je retrouve mon mac et fais un tour "fissa" de l'internet et de ses leaks et CA j'ai kiffé :
Fighting Forest Fires with Hand ToolsMessages: 7225Localisation: un pais tropical
Long Fin Killie - Houdini - 1995
Citation:
La musique de l’écossais Luke Sutherland est tout proprement inqualifiable : naviguant dans un style rêveur tout en s’appuyant sur une rythmique dub ou africaine et en faisant appel à des violons celtes, des arrangements orientaux ou à des guitares dans la pure tradition shoegaze, on rentre de plein pied dans le post-rock. C’est répétitif (ça c’est pour l’influence kautrock) mais en même temps c’est totalement bancal (ça c’est pour l’influence free-jazz). Une musique comme celle-là, si risquée, si cosmopolite, on n’oserait jamais s’en revendiquer, de peur d’être complètement rejeté. Seulement voilà, 1/ Luke Sutherland était un génie et n’avait peur de rien, 2/ il était servi par des musiciens impeccables, notamment David Turner, batteur extraordinaire qui n’est pas pour rien dans l’ambiance hypnotique de l’album, et enfin, 3/ c’était une époque où les artistes défricheurs avaient tous les droits (et on ne remerciera jamais assez le label Too Pure pour cela). Grâce à tous ces éléments conjugués, on a la chance inestimable de découvrir des plages sonores complètement atypiques, rassemblant des arrangements aussi antinomiques que des guitares acérées ou bien en dentelle, des casseroles, des trompettes, des violons, une mandoline, un bouzuki ou encore un saxophone. Le minimalisme confère une drôle impression de flotter tout du long. Impression renforcée par la voix bizarrement envoûtante du chanteur Luke Sutherland, dont la voix black se fait voilée, soufflée et légèrement androgyne. De surcroît les paroles sont géniales, volontairement lyrique et emphatique, contribuant à augmenter l’irréalité planante sur l’album. La répétition des motifs, dans l’optique d’une sorte de transe multiethnique (tout aussi celte qu’africaine), qu’elle serve de défouloir ou de repos contemplatif, se voit parfois secouée par des éclairs saturés impromptus ou des vibrations de violons frénétiques. C’est complexe, étrange, assez abscons mais il faut se laisser porter par ces vagues, ces hoquets suraigus, ces explosions brutales de cuivres, de cordes ou de guitares, cette tendresse infinie, ce goût du cirque et du folklore. On touche alors la finesse incroyable de cet album hors-norme qui a tant compté dans le renouvellement des codes du rock de l’époque.
Tu connais cet album, Thomas ? Je me disais que c'était peut-être ta came un peu.
_________________ I have come hereto chew bubblegumand kick ass... and I'm all out of bubblegum.
Oneohtrix Point Never offre une musique pour synthétiseur (principalement du merveilleux Juno 60), cosmique, rétro-futuriste, lo-fi sur les bords mais juste ce qu'il faut, mais surtout ce mec n'oublie pas de faire de la musique contrairement à pas mal de ses contemporains du revival musique cosmique. Certes, en surface c'est le même genre musical, mais OpN a un véritable sens de la mélodie, de la rêverie, de l'ambiance et de l'atmosphère. Il ne se contente pas de faire tourner des arpeggiateurs avec des gros phasers derrière mais créé de véritables morceaux suscitant des émotions réelles, avec différents plans sonores. Rifts est une compilation de tous ces premiers albums/eps, c'est donc très dense (27 titres sur deux disques) mais s'en payer une bonne tranche n'est pas exclu. Returnal est un excellent point de départ puisqu'il s'agit de son enregistrement le plus organisé, le plus produit, au son le plus léché. A noter qu'il est sorti sur l'excellent label autrichien de Pita, MEGO (Fennesz, Jim O'Rourke, Tujiko Noriko, etc).
Si vous aimez Jan Hammer, Tom Cruise en maquereau, John Carpenter en JS Bach, l'utilisation des synthés faite par les allemands à la fin des 70's, Robocop et les musiques cinématiques un peu clichées sur les bords, mais le tout avec une bonne dose d'amour, c'est le moment d'essayer sa musique qu'il décrit comme de la SOLO DEVOTIONAL MUSIC. A noter qu'il a partagé l'affiche avec Manuel Göttsching à Villette Sonique pour un concert dans la Géode (et que je n'ai pas pu y aller argh.)
j'aime!
je crois que je préfère un peu Rifts (rien que par la quantité — 24 pistes contre 8, et j'aime écouter longtemps ce genre de musique —), mais Returnal est très bon aussi.
la première piste (de Returnal, donc) est de la noise music ou presque. la quatrième fait énormément penser à Fever Ray (ou The Knife). le reste est du synth/drone onirique, vraiment bon dans l'ensemble.
Soul BrotherMessages: 9167Localisation: Green Cosmos
A part dl les albums de James Brown pour avoir les chansons qui sont pas dans le coffret, j'écoute grosso modo :
J-Hip Hop, des instru de qualité, bien groovy et quelques j-rappeurs (le son de cette langue rappé est trippant).
Nouveau Tokimonsta (Jap-only release je crois, comme si ca avait une importance de nos jours ), sympa, beaucoup plus léger que son truc d'avant.
J'ai réécouté pas mal les Deerhoof là, et mon verdict est : cet album est parfait. Et je ne dis pas ca à la légère. Ca faisait un moment et ca m'a encore mis une baffe.
Je dis toujours que c'est mon album préféré de Deerhoof mais en fait je le connais assez mal. Mais y'a ma chanson préférée de Deerhoof dessus (Spirit ditties of no tone) et c'est avec lui que j'ai appris à aimer le groupe. Moi j'ai écouté le second album de Tobacco, le mec qui a collaboré avec Beck un peu là, et j'ai trouvé ça très bien.
_________________ C'est entendu
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